Comment boire un verre de rhum ?

Seul ou en cocktail, le rhum  révèle de  multiples saveurs exotiques. Traditionnellement, il était servi dans les Caraïbes avec un trait de citron pour l’acidité et deux de sucre pour la douceur. Mais la grande diversité de saveurs et de profils gustatifs d’un rhum à l’autre a ouvert le champ des possibles et apporté de nouveaux modes de dégustation.

 

1/Choisir le bon rhum

S’il existe de nombreuses différences organoleptiques entre un rhum blanc et un rhum ambré, chaque rhum a sa personnalité distincte et il est compliqué d’imposer des règles immuables quant à leur bouquet aromatique. Cependant toutes les catégories ont leurs typicités et il est important de les connaître pour sélectionner le rhum idéal. Par exemple, de manière générale, un rhum agricole sera plus sec en bouche qu’un rhum industriel.

Au fil des années, et des dégustations, des tendances se sont dessinées concernant le service des différents rhums. Ainsi le rhum blanc, jugé plus neutre en termes d’arômes, est favorisé pour la réalisation de cocktails. Intense et piquant, il s’associe parfaitement avec des saveurs fruitées. Vous pouvez aussi le savourer juste frappé, avec quelques glaçons, pour révéler son côté poivré et saisissant. Plus subtil et délicat, le rhum ambré, également très utilisé dans les cocktails, nécessite des mélanges simples capables de sublimer son bouquet sans l’effacer. C’est pourquoi il est l’ingrédient roi du Cuba Libre. Enfin, le rhum vieux et sa grande complexité aromatique se dégustent seuls ou avec quelques glaçons – et éventuellement un trait de citron vert.

 

2/Le verre idéal

Souvent servi dans de petits verres cylindriques, le rhum s’exprimera plus facilement dans un verre arrondi au milieu avec une cheminée rétrécie. En effet, alors que la cheminée laisse l’alcool s’échapper, et avec lui des effluves pouvant être perçues comme désagréables, la forme du verre offre une grande surface d’oxygénation. Un verre qui fait la part belle aux spiritueux, puisqu’il est d’ordinaire utilisé pour les whiskies.

Vient alors la première étape de la dégustation qui consiste à étudier la robe du rhum. Elle peut aller du doré à l’acajou et offrir de multiples subtilités comme des reflets cuivrés ou orangés. Mais attention, si une robe ambrée est souvent synonyme de vieillissement en fûts, une robe pâle ne signifie en aucun cas un manque d’intensité aromatique. Il est maintenant temps d’humer le rhum pour déceler les premiers arômes annonciateurs des saveurs en bouche.

 

3/Le voyage sensoriel

Pour se révéler dans les meilleures conditions, le rhum se déguste à température ambiante. Si vous le jugez trop frais, vous pouvez le réchauffer délicatement avec votre main. Prenez ensuite une toute petite gorgée que vous faites rouler dans votre bouche pour préparer votre palais. Le rhum nécessite de la délicatesse et de la patience pour apprécier sa texture fluide ou veloutée, sa rondeur, sa persistance, son équilibre, sa suavité, ses notes fruitées, boisées ou épicées… Devinez tous les secrets de sa production en quelques gorgées.