Débuter dans le whisky | Les Nouveaux Cavistes

Les conseils de La Coupe d'Or

Débuter dans le whisky

Désormais produit aux quatre coins du monde, cet alcool né dans les îles britanniques dévoile plus facilement ses attraits quand on s’intéresse à lui, à son histoire et à ceux qui le fabriquent. Pour l’aborder sous le meilleur angle, lesnouveauxcavistes.com sont allés recueillir les conseils de Marc Margaillan, caviste réputé à la tête de deux boutiques, La Coupe d’Or à Avignon et Art et Vin à Nîmes, pour guider les premiers pas des amateurs en devenir.

Je m’intéresse au whisky mais j’ignore tout à son sujet. Premières choses à savoir au moment de se lancer ?

« Avant de déguster, il faut s’informer sur le whisky. Plus on en sait, plus on est ensuite capable d’apprécier ce qu’on déguste. La première chose à connaître, ce sont les différentes régions où on fabrique du whisky et les spécificités, les subtilités que chacune de ces régions possède par rapport aux autres. L’Ecosse, bien sûr, mais aussi l’Irlande, les Etats-Unis, le Japon  et, de plus en plus, la France.

Par quelle région commencer ?

« L’Ecosse, c’est évident. Même si on fait aujourd’hui de très bons, voire des whiskies de grande qualité ailleurs qu’en Ecosse, c’est quand même là qu’il est né et les cinq grandes régions de production écossaises recèlent suffisamment de distilleries, de produits et de caractères différents pour commencer la découverte par là. C’est l’histoire du whisky qui commence là.

Est-il plus judicieux de s’intéresser d’abord aux ‘’pur malt’’ ou aux ‘’blended’’ ?

« Les blended, qui sont des assemblages de différents whiskies, sont sans doute plus faciles d’accès, car plus lisses, plus simples sur le plan aromatique et moins agressifs car plus dilués. Le grand intérêt des bons blended, c’est qu’ils sont une sorte de référence pour le goût spécifique du whisky. Ils permettent de se familiariser avec ces arômes que l’on retrouve plus ou moins dans tous les whiskies. Mais une fois cette étape franchie, vous pouvez découvrir les malt.

Qu’est-ce que les malt ont de plus que les blended ?

« Ils sont en général issus d’une seule distillerie, qui a ses méthodes, ses recettes, l’eau de sa rivière… pour donner à ses whiskies leur personnalité, leur identité. Puisqu’ils ne sont pas mélangés, les single malt ont une typicité souvent marquée, des arômes complexes, une intensité que n’ont pas la majorité des blended. Il y a aussi les différences en fonction des régions ou des pays de production, avec des climats, des méthodes de distillation et des matières premières spécifiques, qui influent eux aussi sur la personnalité des produits.

Si je n’y connais rien, que je n’ai jamais dégusté de whisky sans soda et que je vous demande conseil pour débuter, vous m’aiguillez sur quoi ?

« Plusieurs possibilités, mais avec par exemple un Chivas Extra, on aura un blend bien équilibré, agréable, avec une vraie finesse. Ce sera le cas aussi avec un Johnnie Walker Black Label ou un Dimple. Mais je conseillerais également de déguster des whiskies plus identitaires sans être trop spécifiques, comme les écossais des Lowlands ou du Speyside, les japonais, très à la mode ces derniers temps et même les français, qui commencent à produire d’excellents alcools avec une vraie personnalité.

Et côté malt, on peut commencer par quoi ?

« C’est difficile à dire, dans la mesure où chaque amateur de whisky va développer un goût personnel. Le mieux, c’est encore d’essayer pour savoir ce qui nous plait et ce qui nous plait moins. Les Islay, par exemple, produits par les distilleries du nord de l’Ecosse et des îles, sont souvent très fumés, tourbés, iodés. Ce caractère très fort à ses inconditionnels, mais d’autres consommateurs ne les aiment pas du tout. Autre exemple, les Highlands, qui produisent des malt très puissants et très intenses qui ravissent une partie des amateurs et en rebutent d’autres. Les whiskies japonais, eux, sont plus consensuels. Ils sont assez délicats et floraux, ce qui explique en partie leur succès. Les whiskies américains, produits à partir de grains et de maïs, sont pour leur part un peu plus doux, un peu plus sur la sucrosité, comme le bourbon. Je citerais aussi les whiskies irlandais, plus légers et digestes. Leur particularité est qu’ils sont issus d’une triple distillation. Si on s’y intéresse, il y a vraiment de quoi explorer. Surtout qu’avec internet et la mondialisation, des produits introuvables avant sont devenus très simples à obtenir.

Combien coûtent les whiskies de qualité au minimum ?

« On trouve des choses très satisfaisantes autour de 40 à 50 € la bouteille. Il n’est donc pas nécessaire de dépenser beaucoup pour commencer à se faire plaisir, même si les très bons produits sont bien sûr plus chers et les bouteilles exceptionnelles plus chères encore. »

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Art et Vin – 4, place de la Révolution – 30 000 Nîmes – tel : 04.66.21.01.35.