Trois choses à savoir sur le rhum - Caviste en ligne - Les Nouveaux Cavistes

 

TROIS CHOSES A SAVOIR SUR LE RHUM 

Né au XVIIème siècle, le rhum a une histoire entremêlée avec celle de la colonisation des Antilles. Exporté dans les colonies, cette eau-de-vie a connu un essor formidable. Retour sur ce breuvage aux mille secrets.  

1/L’origine du rhum, entre mystère et légendes

Si la première trace écrite du rhum remonte à 1600 à la Barbade, de nombreuses théories ont vu le jour pour déterminer sa provenance exacte. La plus persistante et reconnue à ce jour reste celle concernant l’implication de Christophe Colomb. En effet, ce serait le célèbre explorateur qui aurait apporté le sucre à Cuba, faisant de l’île une plaque tournante de la production de sucre dans les Caraïbes.

A cette époque commence la distillation de la mélasse, résidu restant après la transformation du sucre. On produit alors du vin de sucre, du tafia ou du guildive – dérivé de l’anglais kill devil-, considérés comme les ancêtres du rhum. Dès lors, la boisson est entourée d’une grande mysticité. L’alcool favori des pirates, sert de monnaie d’échange dans les Antilles et occupe un rôle majeur dans la contrebande d’alcool durant la prohibition aux Etats-Unis.

2/Blanc, ambré ou vieux ?

Il existe de nombreux types de rhums car le rhum peut être produit n’importe où à travers le monde. Ainsi, Porto Rico et Cuba apprécient des fermentations courtes et des rhums légers tandis que la Martinique est plus adepte d’une fermentation lente donnant des rhums plus complexes. Seul point commun à tous les rhums, la distillation de la canne à sucre fermentée ou de la mélasse. Une spécificité qui fait du rhum le spiritueux conservant le plus le goût originel du produit distillé et subissant le moins d’opérations.

De manière générale, il faut surtout retenir que les rhums agricoles, spécialité martiniquaise, sont faits à partir de jus de sucre de canne – ou vesou. Les rhums industriels, eux, proviennent de la mélasse. La couleur d’un rhum dépend du vieillissement en fût ou de l’ajout de colorant – caramel.

3/Rhum et cocktails, toute une histoire

De même que la vodka, la tequila ou le gin, le rhum a connu un nouvel essor grâce à la tendance des cocktails. Apparue au début des années 80, cette tendance restée plus ou moins constante, a opéré   retour  en force, pour   arriver aujourd’hui à l’art de la mixologie. Cuba, très investi dans la promotion de ses rhums légers, est à l’origine de cocktails cultes tels que le Mojito, le Daïquiri et le Cuba Libre. La touche exotique de la Pina Colada vient, elle, de Porto Rico. Les Etats-Unis, fervents supporters du rhum, nous ont offert le Mai Tai et le Long Island. Et, bien entendu, notre célèbre planteur antillais.